Cet article est le deuxième d’une série consacrée aux Jaguar emblématiques que nous avons eu le privilège d’accueillir chez Capots Vintage. Des voitures de caractère, chacune porteuse d’une histoire, d’une personnalité, et d’un rapport au temps qui leur est propre. Et pour continuer ce chapitre, impossible de ne pas penser à elle : la Jaguar MK2, la berline sportive haut de gamme.
Quand Jaguar réinvente la berline
Sir William Lyons avait compris qu’il manquait quelque chose dans la gamme Jaguar : une berline sportive compacte, capable de transporter une famille dans un confort total, sans rien sacrifier aux performances. La réponse arrive en 1959 sous la forme de la MK2 : première monocoque de la marque, dotée de freins à disques aux quatre roues, d’un vitrage considérablement agrandi et d’un habitacle entièrement repensé, cuir Connolly et loupe de noyer de série.
À bien des égards, la Jaguar MK2 ouvre la voie à une nouvelle classe de véhicules quasi inconnus à l’époque : la berline compacte sportive de haut de gamme, bien longtemps avant la BMW M5. Sur routes comme sur circuits, son palmarès s’écrit vite, elle devient championne de France des rallyes en 1961 et 1962, victorieuse au Tour de France Automobile de 1960 à 1963 entre les mains de Bernard Consten.
Une mécanique évolutive, fidèle à l’esprit d’origine
La MK2 est déclinée autour de trois motorisations six cylindres en ligne à double arbre à cames : 2,4 litres, 3,4 litres et 3,8 litres, disponibles avec des transmissions manuelles avec ou sans overdrive, ou automatiques. Voici dans les grandes lignes comment la voiture a évolué au fil des années.
- 1959 : la MK2 est présentée à Londres avec freins à disques aux quatre roues, boîte de vitesses Moss bien étagée avec overdrive disponible sur le dernier rapport, et différentiel autobloquant sur la 3,8. C’est une révolution dans le monde de la berline.
- 1963 : apparition de la S-Type, dérivée luxueuse de la MK2 proposée en 3,4 et 3,8 litres, dotée d’une suspension arrière indépendante héritée de la Type E. Une conduite sensiblement améliorée, pour une clientèle plus exigeante encore.
- 1965 : évolution majeure pour l’agrément de conduite. La MK2 reçoit une boîte Jaguar entièrement synchronisée, en remplacement de l’antique boîte Moss dont la première vitesse n’était pas synchronisée. Deux voitures en une, selon les passionnés.
- 1967 : les 240 et 340 prennent le relais dans les cylindrées 2,4 et 3,4 litres, avec une sellerie en skaï remplaçant le cuir Connolly et une dotation allégée. La 3,8 litres, elle, tire sa révérence sans successeur direct.
- 1969 : la 240 est retirée en avril 1969, bouclant ainsi l’histoire d’une dynasty prestigieuse. La XJ6 prend le relais et remplace toute la gamme berline Jaguar d’un seul tenant.
Une carrière hors norme, jusqu’au dernier exemplaire
Au total, 110 933 exemplaires toutes variantes confondues seront produits à Coventry. Pendant près de dix ans sous le nom MK2, puis deux années supplémentaires sous les appellations 240 et 340, la voiture conserve son essence intacte.
Archétype de la culture automobile britannique, la personnalité unique de la MK2 a élevé la plus britannique des berlines au niveau d’un mythe universel. Aujourd’hui encore, elle reste parfaitement utilisable au quotidien, éligible aux grands rallyes historiques, et toujours capable de faire tourner les têtes sans effort.
Capots Vintage et la Jaguar MK2
Vous envisagez l’achat , la vente ou le dépot-vente d’une Jaguar MK2 ? Chez Capots Vintage, nous avons actuellement le privilège d’accueillir deux exemplaires au sein de notre showroom : une 3,4 litres et une 3,8 litres. Que vous soyez à la recherche d’un premier contact avec la marque ou d’un exemplaire précis, n’hésitez pas à prendre contact avec nous : que ce soit pour un conseil, une estimation ou une recherche particulière, nous sommes là pour en discuter avec vous.